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  • naomibrubaker

Faire des progrès, pas de perfection


Je suis programmée pour essayer de bien faire les choses, en toutes choses. Je pense que je suis comme beaucoup d'entre vous...




À l'école, j'ai toujours travaillé dur pour obtenir les meilleures notes et un haut niveau de compétence. Je me sentais très découragée si je ne réussissais pas. Une personnalité perfectionniste n'est pas totalement mauvaise ou totalement bonne. Elle doit être prudemment maintenue en équilibre dans la vie. Trop de perfectionnisme amène à la compétition, au malheur, à l'isolement et à une déception constante. Trop peu peut conduire à la lenteur ou au désordre. Mais en réalité, les 2 côtés sont faux. Dieu est le seul à être parfait et à pouvoir accomplir la perfection, donc mes efforts pour atteindre la perfection sont inutiles.


Lorsque je suis arrivé en France, je n'avais pas réalisé à quel point j'étais programmé si fortement vers le perfectionnisme. Pour dire les choses simplement, une vie programmé pour la perfection en tant qu'étranger n'est ni possible ni durable. Nous sommes arrivés optimistes, fatigués, pleins d'espoir et faibles. C’est un point difficile pour commencer. Jour après jour, apprendre une langue dans un environnement étranger en tant que perfectionniste, m'a conduit à réaliser à quel point je désire le perfectionnisme. La France n'est pas un endroit pour un perfectionniste. Le système ici est organisé pour interdire la perfection à l'école. 20/20, ou un A+ n'existe tout simplement pas. Pour moi, je dois apprendre que 15/20 est assez bien, mais aussi vraiment une bonne note. Le perfectionnisme est une fausse idole et si je continuais à viser la perfection, je me casserais, ma famille souffrirait et le but de Dieu ne serait pas accompli dans ma vie ou dans son travail préparatoire.


J'imagine les perfectionnistes parmi les Israélites perdus dans le désert après leur vie en Égypte. Oui, la vie en Égypte était dure, mais peut-être pouvaient-ils faire leur travail tout en étant esclaves avec perfection. Ils pouvaient faire des briques parfaitement carrées pour construire des bâtiments pour le pharaon, défricher les champs pour le pharaon. Ils pouvaient très bien servir le pharaon et ils savaient à quoi s'attendre dans leur journée et comment se rythmer pour survivre avec excellence. Les conditions étaient horribles, mais j'imagine que les perfectionnistes traversaient leur journée avec un air d'unité et de confiance. Une mentalité de "c'est difficile, mais je peux faire des choses difficiles". J'imagine ces perfectionnistes, comme moi, quittant soudainement l'Égypte sans plan ni préparation adéquate, avec seulement un peu de pain sans levain pas si parfait, leurs familles et l'espoir que la vie serait meilleure en liberté. Vous pouvez imaginer le perfectionniste dans le groupe des Israélites libérés analysant la meilleure route, s'interrogeant sur leur passage à travers la mer rouge et les débuts d'une nouvelle vie. Ce sont peut-être les perfectionnistes qui disent "où est la nourriture, où est l'eau, où est la bonne route ?". Je n'étais pas si différente lorsque je suis arrivée en France. Le perfectionnisme que j'utilisais pour couvrir mes défauts ne fonctionne plus et je me débats (au présent). Je me demandais où était le magasin, le meilleur ceci, le meilleur cela ? Et ce, avant de commencer à apprendre la langue. Vous voyez, la couverture de mes faiblesses était ma capacité à faire beaucoup de choses bien, peut-être comme les Israélites. Mais Dieu n'a pas traversé le désert pendant 40 ans avec les Israélites pour les rendre parfaits. Il a traversé le désert avec eux pour les aider à apprendre, au fil du temps, qu'IL est parfait et que nous devons progresser. Pendant 40 ans, les Israélites ont progressé.


Sans leurs protections qui les fortifient et leur donnaient le sentiment d'être en sécurité et de maîtriser la situation, ils ont été contraints de s'en remettre à Dieu. Ils ont commis de nombreuses erreurs, petites et grandes, et Dieu a continué à être présent à leurs côtés pendant qu'ils progressaient, sans atteindre la perfection. La bible ne dit pas que les 100 perfectionnistes du groupe sont retournés en Égypte pour reprendre leur travail de fabrication de briques parfaitement carrées. Non, au contraire, Dieu est resté avec eux pendant qu'ils faisaient des progrès, il est resté avec eux lorsqu'ils se plaignaient et il est resté avec eux pendant qu'ils essayaient de trouver un meilleur moyen. Dieu merci, tu veux que nous progressions et non que nous soyons parfaits.


C'est un combat quotidien pour moi de me rappeler que je suis censée faire des progrès et non pas être parfaite, surtout dans ce contexte. J'ai travaillé pendant la majeure partie de 3 mois pour dire le mot "loisirs" correctement et il me faudra probablement encore 3 mois pour dire "accueillir" et ne pas prononcer les consonnes finales comme "t, s, p...". Mais je fais des progrès. Je ne dis plus " J'ai trois enfanTS " mais je dis " J'ai trois enfan ". Chaque jour demande un effort conscient pour être ok avec mon imperfection et être fière de mes progrès.


J'ai lu sur instagram il y a quelques semaines sur un compte "liturgies pour une vie à l'étranger" une citation : "La volonté de Dieu est moins de savoir où l'on va et plus de savoir qui l'on est quand on y est". Oui, la volonté de Dieu est que je progresse. Et à ce stade, je dois être volontaire. Vouloir faire des erreurs. Vouloir que mes fautes soient visibles.


J'ai des amis qui commencent la nouvelle année avec un nouvel objectif ou un mot. Prendre une résolution ne fonctionne pas pour la perfectionniste que je suis. J'ai de fortes chances de ne pas y arriver au cours de la première semaine, ce qui revient à dire que j'ai échoué et que j'abandonne. Et l'idée du mot n'a jamais fonctionné pour moi non plus. Mais cette année, Dieu m'a donné un mot juste avant l'examen A1. Une sorte de commandement. Il me rappelle de faire des progrès. Mon mot du Seigneur est le progrès. Voir le progrès, chercher le progrès est un travail pour le perfectionniste, mais c'est tellement libérateur de célébrer le progrès que je peux faire par la provision, la grâce et la puissance de Dieu - pas par en essayant de couvrir mes insuffisances.


Aux États-Unis, je travaillais à plein temps en tant qu'enseignante spécialisée. L'objectif principal de chaque élève handicapé pendant l'année scolaire est de faire des progrès. Les niveaux ne sont pas fixés à une performance parfaite, mais à un pourcentage d'augmentation dans les essais précédents, en moyenne. Je me rappelle comment nous avons célébré les progrès de chaque élève lorsqu'il apprenait à épeler son nom lettre par lettre, ou à parler en commençant par les sons de base ou les gestes de la main. C'était un travail difficile pour les petits progrès, mais ils étaient plus significatifs à cause de leurs défis et de leurs faiblesses. Nous devons avoir l'intention de célébrer nos progrès, chaque son que nous produisons mieux qu'avant, chaque phrase que nous faisons avec moins d'erreurs grammaticales. Nous devons également documenter ces progrès et les partager avec les autres. Pour mes élèves, je tenais un dossier de leurs productions d'écriture depuis le début de l'année scolaire jusqu'à la fin alors, nous pouvions voir que, même s'ils n’étaient pas parfaits, ils avaient fait des progrès. Je vous encourage à trouver des moyens de documenter vos progrès et de revoir ces progrès régulièrement. Et finalement, nous arrivions à la fin de l'année et nous avions l'impression que les progrès n'étaient tout simplement pas suffisants. (C'est peut-être ce que ressentent certains d'entre vous lorsque vous approchez de la fin de votre apprentissage du français). Et dans ces moments où un élève passe dans un niveau supérieur et où les parents et moi-même avions l'impression que les progrès réalisés n'étaient pas encore suffisants, nous nous rappelions que l'apprentissage n'est jamais terminé et que Dieu ne nous abandonne pas. Il nous regarde depuis le début et voit plus loin que nous sommes maintenant et continue à travailler en nous aidant à progresser doucement. Je voudrais terminer en lisant un extrait de deux Corinthiens chapitre 12 versets 9-10: mais il m’a répondu : « Ma grâce te suffit, c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement. » C’est pourquoi je me vanterai plutôt de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. Je trouve ainsi ma joie dans la faiblesse, les insultes, la détresse, les persécutions et les angoisses que j’endure pour Christ. Car c’est lorsque je suis faible que je suis réellement fort.


Exode 1:11-14 Alors les Égyptiens nomment des surveillants pour écraser le peuple d’Israël par des travaux forcés. Ainsi les Israélites construisent les villes de Pitom et de Ramsès. Elles servent à garder les réserves de nourriture du Pharaon, le roi d’Égypte. Plus on écrase les Israélites, plus ils deviennent nombreux. Ils occupent de plus en plus de place, c’est pourquoi les Égyptiens les détestent. Ils traitent les Israélites durement, comme des esclaves. Ils leur rendent la vie très difficile par un travail pénible : ils les obligent à préparer l’argile, à faire des briques, à cultiver les champs. En un mot, les Égyptiens les écrasent par toutes sortes de travaux pénibles.

Exode 16: 1-3 Les Israélites partent d’Élim. Le deuxième mois après la sortie d’Égypte, le 15 du mois, toute la communauté d’Israël arrive au désert de Sin. Celui-ci est situé entre Élim et le mont Sinaï. Là, dans le désert, toute la communauté d’Israël parle contre Moïse et Aaron. Ils disent : « Le Seigneur aurait dû nous faire mourir en Égypte. Là-bas, nous étions assis près de nos marmites pleines de viande et nous avions assez à manger. Mais vous nous avez fait venir dans ce désert pour nous laisser tous mourir de faim! »


Exode 17: 1-4 1Toute la communauté d’Israël part du désert de Sin sur l’ordre du Seigneur. Ils vont par étapes à Refidim. Là, ils installent leur camp, mais il n’y a pas d’eau à boire pour le peuple. 2Alors les Israélites cherchent querelle à Moïse. Ils disent : « Donne-nous de l’eau à boire ! » Moïse leur répond : « Pourquoi est-ce que vous me cherchez querelle ? Vous provoquez le Seigneur. Pourquoi donc ? » 3Mais le peuple a soif et il continue à parler contre Moïse. Il dit : « Pourquoi est-ce que tu nous as fait quitter l’Égypte ? Est-ce que tu veux nous faire mourir de soif, nous, nos enfants et nos troupeaux ? » 4Moïse se met à crier vers le Seigneur : « Qu’est-ce que je dois faire pour ce peuple ? Encore un peu, et ils vont me tuer en me jetant des pierres ! »


Établissez un but et notez votre progrès:

1 Corinthiens 13: 11-12

11Quand j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant. Maintenant, je suis un homme et je n’agis plus comme un enfant. 12À présent, nous ne voyons pas les choses clairement, nous les voyons comme dans un miroir , mais plus tard, nous verrons face à face. À présent, je ne connais pas tout, mais plus tard, je connaîtrai comme Dieu me connaît.


Fêtez votre progrès

Psaumes 150: 1-2

Chantez la louange du Seigneur !

Chantez la louange de Dieu dans son temple saint,

chantez sa louange dans le ciel, au royaume de sa puissance !

Chantez sa louange pour ses exploits,

chantez sa louange pour toute sa grandeur !


Rappelez vous que le seigneur n’a pas encore fini

Philippiens 1:6

Je suis sûr d’une chose : Dieu qui a commencé en vous un si bon travail va le continuer jusqu’au bout, jusqu’au jour où le Christ Jésus viendra.








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